Elle enseigne à l’École Pratique des Hautes Études en master, après avoir été diplomée de l’École Normale Supérieure (ENS). Elle s’appelle Lovely Otvas et nous raconte sa Guadeloupe !
Peux tu te présenter ? 

Je suis née à Grand-Bourg de Marie-Galante mais j’ai habité Grand-Camp jusqu’à mes 15 ans, puis Baie-Mahault, Saint-Claude et Basse-Terre pendant mes années de prépa.

Ma devise dans la vie : « on récolte ce qu’on sème », « sa ou simé sé sa ou ké rékolté », alors veillons à semer ce que nous voulons voir s’actualiser dans nos vies.

Ce qui me détermine c’est l’amour que je porte à la Guadeloupe et au Gwoka, nous n’imaginons pas la chance que nous avons. J’aime aussi enseigner, enrichir l’autre en lui apportant des connaissances nouvelle voire le pousser à trouver les réponses en lui. Enseigner est une vocation chez moi, c’est ce que j’ai toujours voulu faire professionnellement.

Une odeur, un son, un moment que tu affectionnes au Pays:

Une odeur: Celle qui sort de toute cuisine guadeloupéenne.

Un son : les vagues qui s’abattent sur la plage, j’adore.

Un moment : le coucher de soleil que j’adore aller voir à Deshaies.

Quels sont tes plats préférés ?

Les dombrés et ouassous ou crabes, gratins de christophine, de bananes, d’ignames, de fruits-à-pain, de papayes etc., colombo.

J’aime quand mon assiette est colorée !

J’adore le chodo, les beignets, les accras, le boudin !

Tes lieux préférés ou à découvrir absolument:

Marie-Galante est l’île où je me sens le mieux, j’aime ses habitants, son paysage, l’atmosphère qui y règne. Je me plais à contempler les falaises que ce soit à Marie-Galante qu’en Grande-Terre.

Je trouve ça impressionnant.

Au niveau musical:

Une chanson qui t‘a marquée : le choix est trop dur… Une chanson qui me touche depuis petite : Patrick Saint-Eloi, Réhabilitation. Ma mère écoutait ça très souvent quand j’étais petite. Cette chanson m’a sensibilisé dès le plus jeune âge à l’esclavage, la colonisation et d’autres injustices qui persistent encore aujourd’hui.

Une chanson pour avoir la pêche : Je pense de suite au live de « Buzz » de Carimi. Je suis déchaînée quand j’écoute ça ! (il n’y a pas de vidéo sur youtube je crois, les lives qu’on y trouve ne correspondent pas à celui que j’écoute). Le compas me donne toujours de l’énergie. Je ne peux pas m’arrêter là, il me faut parler du gwoka, en particulier tous les morceaux de mendé et de toumblak (Indestwas ka, 7son@to, Nou La Krakrakra, Kabann). Pour me motiver pendant l’agrégation j’écoutais souvent Saïk feat. Destra, Karibbean Island, surtout la partie live à la fin du son dans laquelle ils invitent le public à crier « Caribean we’re the best ». Pour avoir la volonté de persévérer : Sadik, Pa lagé.

Pour un moment de doucine : Stevy Mahy, Ban di-w, mais il y aurait aussi du Patrick Saint-Eloi, du Jocelyne Beroard, T Kimp Gee

 

Le plaisir que tu ne peux vivre qu’en Guadeloupe ?
Un plaisir que je ne peux vivre qu’en Guadeloupe… Tout simplement la joie et le bonheur de me sentir chez moi, à ma place, en phase avec mon environnement.

Quel

Quel(le) Guadeloupéen(e) apprècies-tu ? 

J’aime le guadeloupéen en général. Sa façon d’être, de parler… C’est dur de choisir un guadeloupéen en particulier.

Je citerais tout de même Bébé Rospart. Ses cours de danse ont changé quelque chose en moi, dans ma façon de vivre le gwoka mais aussi de vivre la Guadeloupe.

 

Et pour finir, un proverbe que tu affectionnes ? 

Kouto sèl sav sa ki an kyè a jiromon: Ne jugeons pas les autres…

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Des expériences insolites pour siwoter la Guadeloupement autrement

Crédits photo:
Lovely Otvas

Pays Guadeloupe

 

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