Souvenir d’enfance #18 Pascal Moesta

Souvenir d’enfance #18 Pascal Moesta

Un souvenir d’enfance sous le signe …des Vacances avec Pascal Moesta !

Toi aussi, tu partais en excursions pendant les grandes vacances ? Regarde la video pour en savoir plus.

Tu sais ce qui est aussi bien que les excursions d’antan ? Les expériences de creoletrip.com pour siwoter tes vacances en #Guadeloupe !

Merci à Pascal Moesta que vous pouvez retrouvez ce samedi 30 Juin avec Pat à l’Atrium de Bouillante. Rire Grantie !

Erik Pédurand « Je veux transmettre à ma fille la notion de liberté »

« Je veux transmettre à ma fille, la notion de liberté »

Pour la fête des pères, Créoletrip met les Papas de Guadeloupe à l’honneur !
Car oui des Pères guadeloupéens, présents pour leurs enfants ça existe !

Voici son message pour sa fille et une vision de la place des pères dans la société guadeloupéenne.

Et on ouvre le bal avec Erik Pédurand, artiste-compositeur.
A demain pour la suite !

PS: Pour la fêtes des pères, rendez-vous sur creoletrip.com pour des cadeaux insolites.

Pascal Moesta, le comédien qui vous veux du bien.

Pascal Moesta, le comédien qui vous veux du bien.

Vous connaissez sûrement tous Pascal Moesta, humoriste et comédien révélé au grand public grâce à Pawol Pou ri, Ma commère Alfrèd, Rigobè é dédète et j’en passe. 

Au delà de l’humoriste, découvrez cet homme passionné, exigeant, avec beaucoup d’humilité et la volonté je cite « de rendre les gens heureux et qu’ils soit bien ». 

Il se produit au niveau national dans Embrasse-moi c’est fini à Paris et un autre spectacle humoristique à Lyon avec Jean-Yves Rupert. 

 

Peux-tu te présenter ?

Je suis Pascal Moesta, comédien guadeloupéen vivant aux Abymes. J’ai également une entreprise de ferronnerie. Ma devise dans la vie :  Le soleil brille pour tout le monde. Mon secret aux Antilles, c’est que chaque fois que je vois le soleil, j’ai plaisir à me lever le matin.

Je vis à la campagne, je vis avec ma nature, j’aime les gens et j’adore mes voisins. J’ai la chance d’être un peu le chouchou de tout le monde grâce à Pawol Pou Ri.

Je vais naturellement vers les gens, sociable. Je ne me force pas.

Je suis un artiste mais je ne me prends pas la tête. Je peux dormir dans un hôtel 5 étoiles et le lendemain dans un formule 1.

 

1) Comment es-tu venu à la comédie ?

J’ai commencé dans mon quartier, à Boisvin. Je faisais des imitations dans les podiums de quartier. J’ai débuté  avec une guitare en imitant le groupe zouti avec la chanson « ban mwen on son tambou ».

J’étais à l’aise pour aller sur la scène. Plus jeune j’avais toujours l’envie d’apprendre tout ce qui à trait au culturel : tambour, musique, danse. Cela a été possible grâce aux associations où j’ai commencé les sketches.

La ville des abymes avait organisé des concours pour la fête du bourg avec toutes les assos.

Première participation dans deux catégories : danse et sketch, j’étais chorégraphe, on finit 3éme. Les 5 années suivantes, on finit premier dans les 2 catégories. On a commencé à nous prendre au sérieux pourtant c’était du bénévolat.

Puis un jour, un monsieur de l’association de cyclisme de mon père me dit : « un jour tu passeras à la télé ». Ça m’a fait plaisir mais je n’y pensais pas.

On a commencé à se faire connaitre dans toute la Guadeloupe. Puis il y a une proposition sur RFO, Patrick Soulez m’a contacté, j’avais déjà 3 sketches de prêts filmés et c’est comme ça que l’aventure Pawol pou ri a commencé.

« J’aime rendre les gens heureux et qu’ils soient bien. »

 2) Pawol pou ri a été ta rampe de lancement finalement ?

Oui exactement, le grand public m’a connu grâce à cela. Ça a duré environ 7 à 8 ans. En dehors des émissions télé, il y avait aussi des prestations sur différents podiums, fêtes de fin d’année, CE d’entreprise et arbres de noël.

3) Comment as-tu débuté le théâtre ?   

 On était au centre des arts sur un spectacle avec pawol pour ri. Je faisais de la mise en scène de mon côté avec une petite chorégraphie pour la fin du show comique. C’était le petit bonus pour le public.

Jean-Pierre Sturm (référence dans le théâtre antillais) était en répétition avec Philippe Calodat, il m’a vu jouer quelques minutes, a trouvé que je sortais du lot. Je l’ai rencontré via Phillipe (calodat). Il m’a proposé mon 1er rôle dans une pièce de théâtre, c’était ma commère Alfred.

 

4) Tu préfères le théâtre ou la télé ?

J’aime les deux exercices. Je ne sais pas si un comédien peut devenir humoriste mais l’inverse est vrai. J’ai eu cette chance d’être comique d’abord et comédien par la suite.

En tant que comédien pour le théatre, j’interprétais un rôle, ce n’était pas seulement mon jeu qui était comique mais la situation. C’est vrai que j’ai cette dimension d’humoriste que j’utilisais pour faire évoluer mon personnage.

 

5) Tu es donc autodidacte ?

Absolument. Je n’ai fait aucune école de théâtre.

Pour l’interprétation, je ressens les choses. Sur la mise en scène de ma commère Alfred. On avait un metteur en scène métropolitain non créolophone. Il avait les traductions et tout ce que je proposais, il le validait.

Bien sûr, j’ai aussi appris de lui. On apprend tous les jours, sans cesse, c’est important dans ce métier.

Je regarde aussi comment les jeunes travaillent, ce que je peux améliorer sur mon jeu de comédien.

 

6) L’humilité est importante dans ton métier de comédien ?

Oui car je suis vrai. Quand je joue et que je ne suis pas satisfait à 100%, je me remets en question, sur ce que j’aurais pu faire différemment, même si le public ne s’en rend pas compte.

J’ai hérité de cette exigence avec mes parents donc la rigueur de Jean pierre Sturm sur Ma commère Alfred était normale.

Quand Il faut bosser, je le fais.

7) Le fait d’être autodidacte, est ce que ça t’a freiné dans tes ambitions de comédien ?

Pas du tout. Je vais dans tous les challenges.

La passion me guide tellement que je fonce avec le cœur. J’arrive à relever les défis plutôt avec succès.

8) Que penses-tu de la nouvelle génération d’humoriste, qui débute sur le net et remplis des salles ? (ki jenw trouvéy, Gilles Saint Louis, Matt le Buzz etc…)

 Ils vivent avec leur temps. Ils ont un autre moyen de communication, internet, que nous n’avions pas à notre époque. Certains sont bons et d’autres non.

Il y en a qui ont de l’avenir, et j’encourage même ceux qui n’en n’ont pas également.

L’audace et l’ambition sont aussi les clefs de la réussite. Si on est audacieux et qu’on bosse, on peut devenir bon. 

C’est vrai que certains ont cette fibre naturelle qui les fera sortir du lot.

 

La nouvelle génération d’humoriste: ki janw twouvéy

9) Tu joues dans « Embrasse moi, c’est fini » de Christelle londero. C’est ta 1ère pièce de théâtre où tu joues exclusivement en français

Quel est le sujet de la pièce ? Pourquoi c’était un challenge pour toi ?

Embrasse-Moi, c’est fini, c’est l’histoire de Louise, architecte qui organise un dîner avec des amis pour quitter son compagnon. Tout ne se passe pas comme prévu…

La pièce traite des relations amoureuses bien sûr mais aussi des amitiés, on pense se connaitre mais finalement pas tant que ça. 

Jouer cette pièce est un challenge car le public m’a toujours connu en créole, Pawol pou ri, Rigobè é Dédét, etc…

Il y avait cette appréhension que ce ne soit pas la même chose en jouant uniquement en français.

Les situations sont drôles. L’écriture de Christelle est très bonne. Le fait d’avoir joué en Guadeloupe avec le succès qu’on a eu, c’est bon, on peut même aller jouer en Alaska, (rires).

 

10) Le public de Guadeloupe est exigeant. Quand il aime, il le dit et quand il n’aime pas on le sait aussi. C’est vraiment le public test ?

Oui en effet. C’est ce que je disais à Christelle, quand on aura joué en Guadeloupe, on saura vraiment ce que vaut la pièce. On a fait des corrections pour ce qui ne passait pas. C’est un vrai test de jouer en Guadeloupe.

11) Selon toi, quelle est la spécifité de la comédie antillaise ?

Il y a plus de gestuelle, plus de mimique. En parallèle, le théâtre de l’hexagone, le ressort comique est  plus dans la situation et les mots. En Guadeloupe aussi finalement mais, il ne faut surtout pas traduire mot à mot le créole en français. Ce n’est pas la même force. 

Dans la pièce embrasse-moi c’est fini, Christelle a réussi à combiner les deux. Nous avons une italienne Sara et un suédois dans la troupe et 3 antillais, dont le seul à vivre en Guadeloupe. 

Je venais sur Paris pour les répétitions. D’ailleurs pour la petite info,  une autre pièce a déjà été écrite, et on bosse déjà dessus.

 

12) A l’instar de Kad Mérad, humoriste qui a joué des rôles plus sérieux, voudrais-tu jouer du dramatique ?

 

Non, je n’aime pas le dramatique. Le non comique pourquoi pas mais je vais privilégier l’humour. Je ne me vois pas jouer une pièce cérébrale. Je préfère apporter du bonheur aux gens. D’ailleurs ça se vend mieux, c’est plus populaire. Les gens ont besoin de se relaxer, d’oublier leurs soucis, le rire est une thérapie dont les gens ont besoin.

 

Merci à Pascal Moesta pour cet interview,

Retrouvez l’actualité de la pièce Embrasse moi c’est fini sur facebook: la vie en scène.

 

 

Tête à tête avec Misié Sadik

Tête à tête avec Misié Sadik

Misié Sadik nous revient avec un album salué par la critique et encensé par le public. « AN SILANS » qui s’est hissé en tête des ventes dès sa sortie.

Bonne nouvelle, vous pourrez le voir en concert lors de son An Silans Tour aux Antilles-Guyane et à Paris !

Confidences avec un artiste authentique et engagé qui ne cesse de surprendre.

 

Peux-tu te présenter ?

Mickaël MARAGNES, dans la trentaine on va dire. Je vis à Dupré Ste-Anne, en Guadeloupe et je sors tout juste mon troisième album qui s’intitule An Silans. Je suis depuis une bonne dizaine d’années dans la musique.

1) Que représente la musique pour toi ?

 

Pour moi la musique c’est l’essentiel. Ça commence déjà par les battements du cœur. Je crois qu’on ne peut pas vivre sans musique. Je dis souvent que lorsqu’on entend certains morceaux, ça nous rappelle des moments précis de notre vie. Et il n’y a rien d’autre qui peut faire ça.

C’est également pour ça qu’on utilise la musique pour essayer de ralentir par exemple la dégénérescence du cerveau des gens qui sont atteints de la maladie d’alzheimer. On utilise d’anciens morceaux pour essayer de les aider. 

« La musique c’est magique et c’est toute ma vie ! »

2) Tous tes albums respirent la Guadeloupe, inutile donc de te demander si tu es influencé par ton île. Est-ce que ce choix de t’affirmer en tant que chanteur Guadeloupéen, chantant en créole, n’a pas été une difficulté supplémentaire dans ta carrière ? As-tu douté de ce choix ?

Mes albums ne respirent pas uniquement la Guadeloupe.

Je vis en Guadeloupe, certes mais il n’y a pas que les Guadeloupéens qui se retrouvent à travers ma musique.

Ma musique est une traduction de la vie et permet aux gens de voyager, quelques soit leurs origines.

« Je fais partie de ces artistes qui ont choisi de se sacrifier »

Je n’en veux à personne. Je sais que j’aurais pu avoir un autre succès. C’est ce dont je parle dans Popilè (Populaire), premier extrait de l’album An silans.

Je ne me considère pas moins bon artiste que mes collègues qui ont d’autre carrière. Simplement j’assume mon choix de faire de la musique en Créole, de faire de la musique qui soit vraie, parce que j’ai besoin que ma musique soit utile.

Aujourd’hui je multiplie les actions sociales, je crois qu’on me considère comme plus qu’un artiste. On me voit comme un acteur social important.

Je ne peux pas faire de la musique uniquement pour me remplir les poches, la musique doit être autre chose que ça. C’est cette vision là que j’ai de mon art. C’est pourquoi je vis bien le fait que ma progression soit ralentie par ce créole là, par cet attachement à mes racines.

J’aime bien préciser aussi que quand je parle d’attachement à mes racines, ce n’est pas de la petitesse d’esprit, au contraire. Je sais que je dois me battre deux fois plus que les autres, c’est du courage et ça il faut que les gens le comprennent. Je sais ce que je fais, même si c’est vrai qu’il y a des moments de doutes.

Je me demande parfois pourquoi je fais ça. Je pourrais faire comme d’autre artistes et vivre différemment, avoir un autre succès. Mais en même temps je me dis qu’on passe un petit moment sur Terre, alors pourquoi ne pas faire les choses comme on le sent. Moi j’ai besoin de ça, j’ai besoin de pouvoir me regarder dans le miroir le matin. Je suis quelqu’un d’assez joyeux, d’assez bien donc je n’ai pas de soucis par rapport à ça.

3) En écoutant des titres comme La lettre, Tiery  ou encore Ti tren la, on réalise que certaines de tes connaissances ont quitté le droit chemin, et que ta vie aurait pu être différente. Qu’est ce qui a fait la différence pour toi ? Qu’est ce qui peut faire la différence aujourd’hui dans la vie d’un jeune Guadeloupéen ?

La musique m’a pas mal aidé, puisque la période sensible c’est collège – lycée, et j’ai commencé à faire de la musique à ce moment-là. Chaque jeune est différent, à mon époque ils étaient déjà différents de ceux dont je parle dans mes chansons. Parce qu’ils sont plus jeunes, ils sont encore plus sous l’influence de la télévision, du portable, des amis, de la musique aussi.

J’ai écouté certains morceaux de rappeurs français à l’époque, quand j’étais au lycée, qui donnaient une certaine direction de vie. Ils parlaient de la réalité de la rue. Ils nous faisaient comprendre des choses, mais à aucun moment ils ne nous influençaient du mauvais côté.

Ensuite, bien évidemment l’éducation y est pour beaucoup. L’entourage aussi. J’ai eu la chance d’avoir des amis qui n’étaient pas mauvais. Je ne me rappelle pas avoir beaucoup lutté pour faire des choses positives auprès de mes amis.

Il est vrai que j’ai une forte tête aussi ! Lorsqu’on me disait d’aller à gauche, j’aillais à droite. C’était compliqué de me forcer à faire quelque chose que je ne voulais pas faire, je n’ai jamais été quelqu’un d’influençable.

Et jusqu’à présent, ça se ressent dans ma musique, parce que je suis toujours à contre-courant de ce que la majorité fait.

« Je n’ai pas peur de dire non à un projet qui ne me ressemble pas. »

 

Je crois que c’est ça aussi, cette force que certains n’ont pas de dire non, « je n’ai pas envie de fumer avec toi » ou « je n’ai pas envie de boire avec toi », « je n’ai pas envie d’aller cambrioler avec toi ». Il y a des jeunes qui disent oui et se pensent forts à ce moment-là, mais c’est de la faiblesse. Je crois que ça, ce n’est pas une question d’éducation, mais de personnalité. Et ça a été ma grande chance. J’ai un peu dévié quand même, j’ai fait beaucoup de bêtises comme toute le monde mais qui n’ont pas eu de lourdes conséquences.

 

4) On a cité Ti tren la, extrait de ton dernier album An Silans (que Naëlla de Créoletrip recommande vivement !). Tu en dis tellement sur cet album qu’on est obligé de te demander pourquoi ce titre ?

 C’est un contraste, ce n’est pas dans la forme que les choses doivent se faire c’est dans le fond. Ce n’est pas celui qui en dit le plus qui en sait le plus forcément. Et c’est ce contraste-là qui était intéressant. An silans c’est aussi la maturité, la recherche de quiétude. Justement on a parlé du son de la mer, du bruit des vagues. Je crois qu’à un moment quand on écoute on se tait. C’est un peu tout ce qu’on a voulu représenter à travers ce titre, An silans, pour dire qu’on se tait, on dit et fait ressentir les choses. C’est vraiment ce que je voulais dégager. On voit sur la pochette de l’album que devant je me tais et qu’à l’arrière il y a un cri et il a beaucoup de choses qui sortent de ce silence. De toute façon, tout commence par le silence !

 

5) De quoi es-tu certain aujourd’hui ?

Je suis sûr qu’il y a une clé au bonheur et c’est l’amour de son prochain. Je suis sûr et certain que si on apprenait à mieux vivre ensemble, on vivrait tous mieux.

Je n’ai pas tellement plus de certitude que ça mais je crois que l’amour c’est important.

 

« Ce sont je suis sur c’est que l’amour c’est la clé »

6) Quels sont tes projets, tes aspirations, pour les années à venir ?

Je ne me projette jamais trop loin. Mais d’un point de vue musical, je vais déjà essayer de faire une bonne promo à l’album An silans. On prépare le concert du 21 octobre au Palais des Sport du Gosier. Et j’espère l’Olympia l’année prochaine… Et continuer step by step sans jamais être trop pressé, pas à pas.

J’essaie d’aller étape par étape et je suis souvent surpris de voir qu’en n’étant pas pressé, il y a des boulevards qui peuvent s’ouvrir à moi. Je fais donc confiance au Karma, on appelle ça comme on veut, j’ai confiance dans l’avenir, je sais que les choses vont se faire !

 

Plus qu’un concert, c’est un véritable show que Misié Sadik vous prépare pour une expérience live à vivre en famille ou entre amis! 

Plus d’infos pour le concert du 21 Octobre juste en dessous ! 

L’album AN SILANS est à télécharger d’urgence sur toutes les plateformes légales de téléchargements

Facebook Misié Sadik 

 

Merci à Naella pour l’interview.  Ca vous a plu ? Partagez le 😉

 

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Des expériences insolites pour siwoter la Guadeloupement autrement

Crédits photo:

Facebook Misié Sadik

Souvenirs d’enfance #17

Souvenirs d’enfance #17

Dimanche dernier c’était la fête des grand-mères.
Perso, je n’avais jamais entendue parlé de cette fête pendant mon enfance mais je trouve ça cool.

Ma grand-mère maternelle fait tellement partie de ma vie et de mon enfance, qu’elle mériterait tout une rubrique dans souvenirs d’enfance, pépites de guadeloupe et un autre article à l’occasion du 8 Mars, journée de la femme.

C’est elle qui m’a élevé pendant quelque temps, pendant que ma badass de mère faisait ses études d’infirmière

C’est elle qui m’a appris le notre père avant d’aller dormir le soir (Oui oui ça marque, aux antilles, la religion catholique est très répandue et les gens sont très croyants, du moins au moins les aînés ah ah)

C’est elle qui me faisait mes costumes de Carnaval

Je me souviens de la chaleur de son corps quand on dormait ensemble et qu’elle râlait gentiment le matin car j’étais toujours collée à elle

Je me souviens des bains de glycérine et autres feuillage dans les grandes bassines bleues où l’eau chauffait au soleil avant la rentrée scolaire

Les purges à l’huile de foie de morue donné en même temps à mon cousin Ronann, je vous laisse deviner la bataille pour aller aux toilettes

Je me souviens de ces conseils pour le soir: “Si tu es trop fatiguée, tu fais une petite toilette au lieu de la douche et tu peux faire juste un signe de croix au lieu de la prière”
Je vous avez dit qu’elle était croyante ?

C’est elle qui priait pour moi car sinon à l’époque, les gens allaient me détester Ah Ah (quand même moi avec ce visage d’ange ? (cf. mon souvenir d’enfance sur le carnaval)

J’ai en tête un de ses mantras que j’ai conseillé a pas mal de Monde :  »comme disait ma mamie, dans la vie, il ne faut jamais blâmé une contrariété »

C’était littéralement ma 2éme manman.

Un bel exemple de femme indépendante avec sa propre boutique, et aimante pour sa famille. Une vrai badass.

C’est cet héritage que j’essaie d’honorer le mieux que je peux en menant une vie aux plus proches de mes aspirations, en lançant creoletrip, bref en kiffant le plus que possible.

Je ne sais pas si ils ont facebook là où tu es ma chère mamie, pour lire ce message,
Si oui, tu peux liker et partager à Jésus ? Ah Ah

Et toi ? As tu un doux souvenir d’enfance à me raconter avec tes grands-parents ? Partage le moi en commentaire. Ca me fait plaisir.

PS: Tu veux savoir le rêve que j’ai accompli ? Vas sur creoletrip.com et réserve une expérience au goût de paradis 

Credit photo: Cédric Calvados, page facebook La guadeloupe, mon visage,
Et non, ce n’est pas ma mamie.

Souvenirs d’enfance #16

Souvenirs d’enfance #16

 

Reconnaissez-vous cet endroit ?
Pour moi, c’est un lieu mythique de mon enfance.

A la grande différence que je ne l’avais jamais vu sous cet angle (Merci les drones).
Et surtout, on y allait principalement…le soir.

Dolé et son bain chaud à Gourbeyre,
Sa petite cascade qui prodigue un massage digne d’un institut et surtout tellement de souvenir.

Pendant les vacances ou pas d’ailleurs, y allait à plusieurs voitures avec ma mère, ma tante et bien sur tous les cousins cousines !

Toujours de nuit, en fin de journée jusqu’à pas d’heures,
Avec l’assurance d’avoir un chouia moins de monde et de faire tous les sauts et le désordre qu’on veux dans la nature de la personne haha.

Un bain chaud, dans un cadre verdoyant, une eau aux propriétés reconnues.
Avant les gens venaient faire des cures à Dolé.

On ressortait de ce bain, revigoré, la peau douce et prêts à s’endormir ou pas dans la voiture après une bonne séance de rigolade….

Merci ma chère Guadeloupe pour tes trésors.
Merci à ma manman de nous les avoir montrés…

Et toi, as tu des souvenirs d’enfance à Dolé ? Raconte-moi !

PS: Tu veux savoir ce qui procure autant de bien-fait qu’un bain à Dolé ? Les massages insolites à réserver sur creoletrip.com.
Dans l’eau ou au coucher de soleil, tu seras conquis 😉

PSS: Prendre la route de Dolé pour aller à Trois-Rivière, un régal pour les yeux avec les petites cascades en bord de route.

photo: Instagram de dreamy_sianou

Lovely Otvas, de Marie Galante à l’excellence littéraire

Lovely Otvas, de Marie Galante à l’excellence littéraire

L’excellence n’attend pas le poids des années. C’est ce que je retiens du parcours de Lovely Otvas.

Découvrez cette jeune femme d’origine marie-galantaise qui a rêvé grand et s’est donné les moyens de reussir.

 

Peux-tu te présenter ?

Je suis née à Grand-Bourg de Marie-Galante mais j’ai habité Grand-Camp jusqu’à mes 15 ans, puis la Basse-Terre pendant mes années de prépa.

Ce qui me détermine c’est l’amour que je porte à la Guadeloupe et au Gwoka. Nous n’imaginons pas la chance que nous avons. Elle nous raconte sa Guadeloupe ici. 

J’aime aussi enseigner, enrichir l’autre en lui apportant des connaissances nouvelles voire le pousser à trouver les réponses en lui. Enseigner est une vocation chez moi, c’est ce que j’ai toujours voulu faire professionnellement.

 J’enseigne à l’École Pratique des Hautes Études en master les lettres classiques à savoir le grec et le latin. Je suis diplomée de l’École Normale Supérieure (ENS), et je suis également chercheuse.

1) Qu’est ce qui t’as poussé à choisir ce parcours ? As tu toujours été sûre que c’était le bon?

J’ai toujours voulu enseigner et j’ai toujours aimé les lettres. Quand j’étais en Terminal, mon professeur de français m’a conseillé d’aller en prépa littéraire. En allant me renseigner dans un centre d’orientation j’ai découvert que cela était tout à fait en accord avec mon projet. L’Ecole Normale Supérieure de Paris est sûrement le meilleur endroit où préparer l’agrégation de lettres. Intégrer cette école est donc vite devenu mon objectif.

Continuer en thèse n’a pas été une évidence. Au début lorsque mon directeur m’a proposé de faire une thèse sous sa direction à la fin de mon master j’ai refusé poliment en disant que j’allais y réfléchir mais que ce n’était pas dans mes projets. Finalement j’ai suivi cette voie pour accroître mes compétences et connaissances mais aussi pour toucher au monde de la recherche et de l’enseignement supérieur.

« Je suis sûre d’avoir fait le bon choix parce que j’aime ce que je fais. »

2) Être une jeune femme Guadeloupéenne a t il été une force ou une faiblesse pour la réussite de tes études?  Pourquoi ?
Je faisais parfois du fait d’être guadeloupéenne une faiblesse en me disant que les objectifs que je visais étais trop éloignés (notamment géographiquement) et trop ambitieux. Je pensais qu’ils étaient inatteignables parce que je partais de loin. Arrivée en France, j’ai eu du mal à me sentir à ma place à l’École Normale Supérieure. J’étais la seule noire de mon département, j’étais la seule à venir d’aussi loin. Psychologiquement, c’était difficile.

En revanche être guadeloupéenne a surtout été un avantage. Dans la culture guadeloupéenne, en particulier dans le gwoka, j’y ai puisé ma force, ma détermination et ma persévérance. On ne réalise pas à quel point notre culture est puissante.

Et pour la petite anecdote, le jour des résultats de l’agrégation, je suis allée voir un membre du jury qui avait assisté à deux de mes épreuves orales pour avoir ses impressions et ses critiques. Il m’a dit que mon accent l’avait marqué et qu’il s’était rendu compte qu’il contribuait à donner de la vie à mes passages à l’oral. Ce fut une agréable surprise. Beaucoup pensent que leur accent n’est pas à leur avantage. Méfions-nous !

C’est une photo photo spéciale pour moi car je l’ai prise en salle des professeurs à l’École Pratique des Hautes Études, juste avant d’effectuer mon tout premier cours de grec, en l’occurrence au niveau master.

3) Quels sont tes projets professionnels,  personnels? Où et comment te vois tu dans 10ans ?

Dans dix ans, je me vois enseigner en Guadeloupe, monter des projets pour accompagner les jeunes qui veulent réussir, publier…

Sur le plan personnel, je m’imagine mère de famille, toujours aussi ancrée dans le gwoka. C’est important…

« N’ayez pas peur de viser l’excellence »

Que voudrais tu dire  aux jeunes Guadeloupéens qui aspirent à un parcours  aussi prestigieux que le tien ?
 

Un mot pour la fin ?

Mon mot de la fin est une citation de Guy Tirolien, poète guadeloupéen :

« à force d’amour,

demain il fera jour »

 

Propos receuillis par Naella

Découvrez le Raconte moi TA Guadeloupe de Lovely ici. 

 

Le portrait de Lovely Otvas vous a plu ?

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Des expériences insolites pour siwoter la Guadeloupement autrement

Crédits photo:
Lovely Otvas
Lovely Otvas raconte moi TA Guadeloupe

Lovely Otvas raconte moi TA Guadeloupe

Elle enseigne à l’École Pratique des Hautes Études en master, après avoir été diplomée de l’École Normale Supérieure (ENS). Elle s’appelle Lovely Otvas et nous raconte sa Guadeloupe !
Peux tu te présenter ? 

Je suis née à Grand-Bourg de Marie-Galante mais j’ai habité Grand-Camp jusqu’à mes 15 ans, puis Baie-Mahault, Saint-Claude et Basse-Terre pendant mes années de prépa.

Ma devise dans la vie : « on récolte ce qu’on sème », « sa ou simé sé sa ou ké rékolté », alors veillons à semer ce que nous voulons voir s’actualiser dans nos vies.

Ce qui me détermine c’est l’amour que je porte à la Guadeloupe et au Gwoka, nous n’imaginons pas la chance que nous avons. J’aime aussi enseigner, enrichir l’autre en lui apportant des connaissances nouvelle voire le pousser à trouver les réponses en lui. Enseigner est une vocation chez moi, c’est ce que j’ai toujours voulu faire professionnellement.

Une odeur, un son, un moment que tu affectionnes au Pays:

Une odeur: Celle qui sort de toute cuisine guadeloupéenne.

Un son : les vagues qui s’abattent sur la plage, j’adore.

Un moment : le coucher de soleil que j’adore aller voir à Deshaies.

Quels sont tes plats préférés ?

Les dombrés et ouassous ou crabes, gratins de christophine, de bananes, d’ignames, de fruits-à-pain, de papayes etc., colombo.

J’aime quand mon assiette est colorée !

J’adore le chodo, les beignets, les accras, le boudin !

Tes lieux préférés ou à découvrir absolument:

Marie-Galante est l’île où je me sens le mieux, j’aime ses habitants, son paysage, l’atmosphère qui y règne. Je me plais à contempler les falaises que ce soit à Marie-Galante qu’en Grande-Terre.

Je trouve ça impressionnant.

Au niveau musical:

Une chanson qui t‘a marquée : le choix est trop dur… Une chanson qui me touche depuis petite : Patrick Saint-Eloi, Réhabilitation. Ma mère écoutait ça très souvent quand j’étais petite. Cette chanson m’a sensibilisé dès le plus jeune âge à l’esclavage, la colonisation et d’autres injustices qui persistent encore aujourd’hui.

Une chanson pour avoir la pêche : Je pense de suite au live de « Buzz » de Carimi. Je suis déchaînée quand j’écoute ça ! (il n’y a pas de vidéo sur youtube je crois, les lives qu’on y trouve ne correspondent pas à celui que j’écoute). Le compas me donne toujours de l’énergie. Je ne peux pas m’arrêter là, il me faut parler du gwoka, en particulier tous les morceaux de mendé et de toumblak (Indestwas ka, 7son@to, Nou La Krakrakra, Kabann). Pour me motiver pendant l’agrégation j’écoutais souvent Saïk feat. Destra, Karibbean Island, surtout la partie live à la fin du son dans laquelle ils invitent le public à crier « Caribean we’re the best ». Pour avoir la volonté de persévérer : Sadik, Pa lagé.

Pour un moment de doucine : Stevy Mahy, Ban di-w, mais il y aurait aussi du Patrick Saint-Eloi, du Jocelyne Beroard, T Kimp Gee

 

Le plaisir que tu ne peux vivre qu’en Guadeloupe ?
Un plaisir que je ne peux vivre qu’en Guadeloupe… Tout simplement la joie et le bonheur de me sentir chez moi, à ma place, en phase avec mon environnement.

Quel

Quel(le) Guadeloupéen(e) apprècies-tu ? 

J’aime le guadeloupéen en général. Sa façon d’être, de parler… C’est dur de choisir un guadeloupéen en particulier.

Je citerais tout de même Bébé Rospart. Ses cours de danse ont changé quelque chose en moi, dans ma façon de vivre le gwoka mais aussi de vivre la Guadeloupe.

 

Et pour finir, un proverbe que tu affectionnes ? 

Kouto sèl sav sa ki an kyè a jiromon: Ne jugeons pas les autres…

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Des expériences insolites pour siwoter la Guadeloupement autrement

Crédits photo:
Lovely Otvas

Pays Guadeloupe

 

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