Bonjour,

Je m’appelle Cathy, je suis employée de banque, en Guadeloupe depuis Mars 2009.

Ma devise : Kimbé réd pa moli : tiens bon, n’abandonne pas. 

J’aime beaucoup les trails *, la nature ; ce qui représentent la Guadeloupe aussi bien la montagne, la mer, les rivières. J’ai eu des mauvaises expériences lors des trails mais ça ne m’empêche pas d’y retourner. Pour moi c’est un challenge mais aussi l’occasion d’être proche de la nature, découvrir des paysages qu’on n’a pas l’habitude de voir et surtout, passer un bon moment d’éclate et de délire même si parfois on en chie.

*Course à pied dans la nature (forêt etc…)

 Une odeur, un son, un moment que tu affectionnes au Pays:

L’odeur de nourriture, par exemple, ce matin en partant faire le trail, il y avait déjà une odeur de bonne cuisine locale des voisins. J’aime aussi entendre le chant des oiseaux.

Quels sont tes plats préférés ?

Le fricassé de lambis

Tes lieux préférés:

La pointe des châteaux pour l’immensité que ça peut apporter. Je ne suis pas chauvine même si je suis de là-bas mais j’aime beaucoup Capesterre-belle-eau pour tout ce qui est rivières, les chutes du Carbet.

Les chutes du Carbet par le drone de Maxime Jacq

A découvrir absolument :

Joyeuse et positive année 2017 a tous nos clients et ami(e)s du 73 !Je tiens a vous remercier du fond du coeur pour votre soutient …..vous faites partie intégrante du concept "1973" …..un restaurant oui ….mais surtout un lieu de vie …..un espace d'echanges …un générateurs de bonnes vibe …..une certaine idée de notre identité créole !!Nous vous réservons de belles choses pour 2017 …..mais avant nous allons faire un petit break de 15 jours pour recharger les batteries et revenir avec pleins de bonnes et succulentes vibes a vous proposer !!Reouverture le jeudi 19 janvier !!Merci pour tout On pil lanmou pou zot

Posted by 1973 FOOD & SOUND on Montag, 2. Januar 2017

Un resto dans une maison coloniale à Pointe-à-Pitre, le 1973. C’est de la cuisine créole inventive, avec une touche gastronomique où les produits locaux sont sublimés.

Le glacier à Pointe-à-Pitre, le désir du palais.

Un(e) Guadeloupéen(ne) que tu apprécies ?

 

Ce serait mon père. Il représente pour moi tout ce qu’il y a dans la Guadeloupe.

C’est un bon père de famille. Il cuisine super bien et il est toujours attaché à ses racines. Il n’a jamais hésité à nous parler créole pour qu’on puisse apprendre. Je le remercie pour cet héritage qu’il nous a donné à mon frère et moi.

Un artiste à connaître absolument:

Pas forcément un nom d’artiste. J’aime bien le gwo ka, j’ai toujours rêvé de savoir le danser. Je trouve que c’est très représentatif de la Guadeloupe.

Une expression, un proverbe, un créolisme que tu aimes :

Bôd lanmé pa lwen : ça veut dire que tu vas bientôt atteindre ton objectif, c’est imminent. Je trouve que c’est encourageant et positif.

Le plaisir que tu ne peux vivre qu’en Guadeloupe ?

Pouvoir aller faire du sport tôt le matin sur la plage. Ce n’est pas donné à tout le monde. Surtout voir le soleil se lever juste avant d’aller travailler et d’avoir bien transpiré. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut faire partout.

Pour moi le siwotaj* c’est aussi bien dans la vie de tous les jours ; me dire que si j’ai envie de prendre un bain de mer quand je sors du travail ou autre je peux le faire.

*terme assez spécifique en Guadeloupe qui vient de siwoter (profiter de)

Qu’est ce qui te rend fière d’être Guadeloupéenne:

Le cadre de vie est un havre de paix, malgré ce qui s’y passe parfois.

Pour moi on a tout, même si on peut rencontrer des difficultés, il y en a partout. C’est une belle île, les gens sont accueillants, malgré tout ce qu’on peut dire. J’aime tout ce que la Guadeloupe peut offrir aujourd’hui. C’est aussi pour toutes ces raisons que je suis fière d’être guadeloupéenne.

Avant je ne l’étais peut-être pas car je ne la connaissais pas assez. Je vivais en métropole, on venait surtout pour les vacances, on connaissait mais en surface. On n’a jamais été ancré.

Je suis métisse dans toute sa splendeur, j’ai vraiment les 2 côtés.

Quand je me suis installée ici, c’était aussi pour être en mesure de parler, éventuellement à mes enfants ou à d’autres, de là où je suis originaire car je suis aussi Guadeloupéenne même si je suis née en métropole.

Le coté métropolitain a beaucoup pris le pas sur ma vie. Je suis fière et contente de m’être installée en Guadeloupe. Je suis métisse dans toute sa splendeur, j’ai vraiment les 2 côtés. Contente de rentrer en métropole pour voir les amis, la famille car ils me manquent mais très contente de rentrer chez moi.  Je suis fière de dire que c’est chez moi.

Un mot pour la fin ?

Kimbé réd pa moli, sé moli ki rèd : Tiens bon, ne flanche pas, c’est abandonner qui est difficile.

 

Pin It on Pinterest

Share This