6 cadeaux insolites pour la fête des pères

6 cadeaux insolites pour la fête des pères

Après votre maman, c’est au tour de votre héros, votre papa chéri d’être célébré !

Exit les cadeaux clichés !

Voici une suggestion de cadeaux pour faire mouche et lui dire Je t’aime de la plus insolite des manières.

1. Une Ballade dans le canal des Rotours

Lieu encore peu connu de tous, le canal des Rotours enchante par sa beauté et son histoire. Une très belle occasion pour découvrir la variété de ces paysages avec la découverte de l’îlet Macou. Une sortie originale le jour de la fête des pères ! Cerise sur le gâteau un apéro au crépuscule près de l’îlet aux oiseaux est offert.

+ d’infos : creoletrip.com

2. Une œuvre d’art

Prendre un shoot arty à la Pool Art Fair et Offrir du beau, de l’émotion et de l’amour grâce aux œuvres d’une centaine d’artistes talentueux.

+ D’infos : poolartfair.com

 

©: facebook So Aguessy

 

3. Une virée aux Saintes pour découvrir et offrir des Rhums d’exceptions.

(Si ce n’est pas insolite ça)

 

© facebook le comptoir du nouveau monde

 

Rum is the new whisky* ! Le rhum est le nouveau whisky !

Oui, oui vous avez bien lu. Et pour en savoir plus, direction le comptoir du nouveau monde à Terre de haut.  Vous pourrez déguster des Rhums d’exceptions à l’instar d’une dégustation technique de vins. Vous serez surpris de tout ce qu’on peut apprendre.

Comment mêler… l’agréable à l’agréable…

+ D’infos : Le Comptoir du Nouveau Monde

4. Pour les papas sportifs et curieux

 

Envie de tester de nouvelles sensations ? Une initiation au surf dans le spot le plus insolite de Guadeloupe suivie d’une visite de l’atelier d’un shaper qui réalise des planches de surf avec un souci de la qualité, et de l’environnement.+ D’infos : creoletrip.com

 

5. Pour un papa stylé 

 

Tainos, la marque qui vient du cœur !

Rendez-le encore plus beau avec la ligne homme de Tainos Guadeloupe.

Chemises, tee-shirts, polos, boardshorts, vous aurez de quoi le gâter !

+ D’infos : Tainos Guadeloupe  

6. Un cours de cuisine avec Créole trip

 

Quel que soit son niveau en cuisine, ce sera une chouette expérience à passer ensemble. Dans un cadre authentique, et en pleine nature, vous êtes sûr de faire mouche avec le menu insolite ou la journée zen et gastronomie. Un bon moment de complicité autour d’un très bon repas.

+ D’infos : creoletrip.com

 

J’espère que ça vous donnera des idées ! 😉

Bonne fête à tous les papas !

PS pratique: Cliquez sur les intitulés en bleu pour plus d’infos sur les idées cadeaux. Les liens sont mis 😉

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6 cadeaux insolites pour la fête des mères

6 cadeaux insolites pour la fête des mères

Vous voulez à tout prix fuir les cadeaux basiques à savoir les fleurs, l’électroménager, et j’en passe? Mais vous n’avez pas d’inspiration? Chez Créole trip, on aime tout ce qui est insolite, original. C’est tellement plus fun. Voici donc une liste de cadeaux insolites pour surprendre et honorer la Reine, celle par qui tout commence, notre « manman »* chérie! *maman

1. Voir un concert du mythique groupe Kassav le 28 Mai 2017 à Basse-Terre.

 

© : Facebook Kassav

Est-il vraiment nécessaire d’en dire plus? Si votre mère est mélomane, ce sera un super moment à partager avec elle. Après les Pays-Bas, l’Angola, Kassav pose ses valises à Basse-Terre ! Profitez de cette occasion pour voir la légende en live, pour n’avoir aucun regret le jour où ils décideront de prendre un repos bien mérité. Et si vous n’aimez pas la foule, une initiation musicale au gwo ka est parfaite pour découvrir cet art qui fait l’âme du pays.

 2. Vivre une aventure culinaire inoubliable…

 

…au restaurant. Alors oui vous me direz que le resto, ce n’est pas très original comme cadeau. Que neni! Surtout si le chef vous régale de sa cuisine inventive comme Ruddy Colmar au Widdy’s à St François ou que vous soyez plutôt cuisine traditionnelle et créative à la table d’hôte de la Grivelière à Vieux Habitants.

Atelier culinaire de Créole trip

…Avec les ateliers culinaires de Créole Trip, vous êtes sûr de faire mouche avec le menu insolite en cuisinant des produits peu utilisés (Aloes vera, pourpier etc…) pour des mets tout aussi bénéfiques pour la santé que tété dwét*.              Et je ne vous parle même pas du cadre authentique, en pleine nature. Un bon moment de complicité en perspective. *succulent

3. Lui offrir le week end dans un hébergement insolite

 

©: facebook Wiwashimara

Quoi de mieux qu’un changement d’air dans un beau cadre insolite pour dire Je t’aime à celle qui vous a mis au monde?Entre les kaz colorés de Tendacayou à Deshaies, dormir à la belle étoile dans la bulle de Wiwashimira à trois rivières, ou les Aqua lodges à St françois ou les Saintes, vous avez de quoi surprendre.

4. Une journée Pretty Woman mais avec éclats s’il vous plaît!

Pour les mamans coquettes, ou pas d’ailleurs, sublimez sa beauté grâce à une séance maquillage chez Makeupbox, le beauty lounge à Jarry. Faites une virée shopping originale, colorée, ethnique dans les show room de San mélé et Ochun à Pointe à pitre.

©: facebook Ochun

Si vous n’êtes pas trop shopping, offrez lui un parfum. Mais pas n’importe lequel. Souvenez vous, on parle de cadeau insolite.  Surprenez-la avec un parfum qu’elle pourra personnaliser elle-même, aux senteurs de la caraïbe chez le parfumeur TW Kréasyon Ou une séance photo avec elle, dans la nature luxuriante de Guadeloupe, pour immortaliser votre complicité avec un photographe talentueux.

5. Mettre du Pep’s dans sa déco, et du beau (-livre) dans sa vie!

 

MyriaM Maxo et ses DD bear ©: facebook MyriaM Maxo

Lui offrir un DD bear, le doudou pour les grands de Myriam Maxo. Ils sont tellement craquants et colorés, wax oblige, que même Beyoncé a craqué. Ils sont disponibles à la boutique Ochun à Pointe-à-Pitre, aux galeries Lafayette de Montparnasse à Paris et sur le site de Myriam Maxxo.

©: facebook Reines des temps modernes

Ou le beau livre, Reines des temps modernes qui, en tant qu’objet est magnifique et surtout qui retrace la destinée de femmes noires inspirantes à travers le monde. Disponible sur le site Reines des temps modernes et aux galeries Lafayette de Montparnasse à Paris. Et si elle est créative, un atelier d’artisanat pour réaliser des bijoux originaux ou un objet en calebasse sur Créole trip.

6. Des souvenirs mémorables grâce aux expériences 

de Créole Trip

 

Vous avez envie de chouchouter votre maman et de lui en mettre plein les yeux? Nos expériences bien-être tel que le massage aquatique ou le massage assis au lever de soleil à la pointe des châteaux sont parfaits pour cela. Quelle soit fin gourmet, sportive, créative ou amatrice de balade en bateau, vous pourrez gâter votre chère manman en lui offrant le plus beau des cadeaux: Des souvenirs mémorables grâce aux expériences insolites de Créole Trip.

 

Pour la fête des mères,jusqu’au 27 Mai,  Créole trip offre 10€ à partir de 75 € d’achat sur une sélection d’activités.

De quoi lui offrir ou s’offrir un “coffret” cadeau avec plusieurs activités ou partager un bon moment ensemble.

J’espère qu’avec ça, vous aurez de quoi surprendre madame.

Et vous?

Qu’est-ce qui vous tente comme cadeaux?

Dites-moi tout en commentaire.

Merci de partager cet article, ça aidera ceux qui sont en manque d’inspiration ! 😉

PS pratique: Cliquez sur les intitulés en gras pour plus d’infos sur les idées cadeaux. Les liens sont mis 😉

Osez mettre de l'insolite dans votre vie grâce à Créole Trip

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Cathy, Raconte moi TA Guadeloupe

Cathy, Raconte moi TA Guadeloupe

Bonjour,

Je m’appelle Cathy, je suis employée de banque, en Guadeloupe depuis Mars 2009.

Ma devise : Kimbé réd pa moli : tiens bon, n’abandonne pas. 

J’aime beaucoup les trails *, la nature ; ce qui représentent la Guadeloupe aussi bien la montagne, la mer, les rivières. J’ai eu des mauvaises expériences lors des trails mais ça ne m’empêche pas d’y retourner. Pour moi c’est un challenge mais aussi l’occasion d’être proche de la nature, découvrir des paysages qu’on n’a pas l’habitude de voir et surtout, passer un bon moment d’éclate et de délire même si parfois on en chie.

*Course à pied dans la nature (forêt etc…)

 Une odeur, un son, un moment que tu affectionnes au Pays:

L’odeur de nourriture, par exemple, ce matin en partant faire le trail, il y avait déjà une odeur de bonne cuisine locale des voisins. J’aime aussi entendre le chant des oiseaux.

Quels sont tes plats préférés ?

Le fricassé de lambis

Tes lieux préférés:

La pointe des châteaux pour l’immensité que ça peut apporter. Je ne suis pas chauvine même si je suis de là-bas mais j’aime beaucoup Capesterre-belle-eau pour tout ce qui est rivières, les chutes du Carbet.

Les chutes du Carbet par le drone de Maxime Jacq

A découvrir absolument :

Joyeuse et positive année 2017 a tous nos clients et ami(e)s du 73 !Je tiens a vous remercier du fond du coeur pour votre soutient …..vous faites partie intégrante du concept "1973" …..un restaurant oui ….mais surtout un lieu de vie …..un espace d'echanges …un générateurs de bonnes vibe …..une certaine idée de notre identité créole !!Nous vous réservons de belles choses pour 2017 …..mais avant nous allons faire un petit break de 15 jours pour recharger les batteries et revenir avec pleins de bonnes et succulentes vibes a vous proposer !!Reouverture le jeudi 19 janvier !!Merci pour tout On pil lanmou pou zot

Posted by 1973 FOOD & SOUND on Montag, 2. Januar 2017

Un resto dans une maison coloniale à Pointe-à-Pitre, le 1973. C’est de la cuisine créole inventive, avec une touche gastronomique où les produits locaux sont sublimés.

Le glacier à Pointe-à-Pitre, le désir du palais.

Un(e) Guadeloupéen(ne) que tu apprécies ?

 

Ce serait mon père. Il représente pour moi tout ce qu’il y a dans la Guadeloupe.

C’est un bon père de famille. Il cuisine super bien et il est toujours attaché à ses racines. Il n’a jamais hésité à nous parler créole pour qu’on puisse apprendre. Je le remercie pour cet héritage qu’il nous a donné à mon frère et moi.

Un artiste à connaître absolument:

Pas forcément un nom d’artiste. J’aime bien le gwo ka, j’ai toujours rêvé de savoir le danser. Je trouve que c’est très représentatif de la Guadeloupe.

Une expression, un proverbe, un créolisme que tu aimes :

Bôd lanmé pa lwen : ça veut dire que tu vas bientôt atteindre ton objectif, c’est imminent. Je trouve que c’est encourageant et positif.

Le plaisir que tu ne peux vivre qu’en Guadeloupe ?

Pouvoir aller faire du sport tôt le matin sur la plage. Ce n’est pas donné à tout le monde. Surtout voir le soleil se lever juste avant d’aller travailler et d’avoir bien transpiré. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut faire partout.

Pour moi le siwotaj* c’est aussi bien dans la vie de tous les jours ; me dire que si j’ai envie de prendre un bain de mer quand je sors du travail ou autre je peux le faire.

*terme assez spécifique en Guadeloupe qui vient de siwoter (profiter de)

Qu’est ce qui te rend fière d’être Guadeloupéenne:

Le cadre de vie est un havre de paix, malgré ce qui s’y passe parfois.

Pour moi on a tout, même si on peut rencontrer des difficultés, il y en a partout. C’est une belle île, les gens sont accueillants, malgré tout ce qu’on peut dire. J’aime tout ce que la Guadeloupe peut offrir aujourd’hui. C’est aussi pour toutes ces raisons que je suis fière d’être guadeloupéenne.

Avant je ne l’étais peut-être pas car je ne la connaissais pas assez. Je vivais en métropole, on venait surtout pour les vacances, on connaissait mais en surface. On n’a jamais été ancré.

Je suis métisse dans toute sa splendeur, j’ai vraiment les 2 côtés.

Quand je me suis installée ici, c’était aussi pour être en mesure de parler, éventuellement à mes enfants ou à d’autres, de là où je suis originaire car je suis aussi Guadeloupéenne même si je suis née en métropole.

Le coté métropolitain a beaucoup pris le pas sur ma vie. Je suis fière et contente de m’être installée en Guadeloupe. Je suis métisse dans toute sa splendeur, j’ai vraiment les 2 côtés. Contente de rentrer en métropole pour voir les amis, la famille car ils me manquent mais très contente de rentrer chez moi.  Je suis fière de dire que c’est chez moi.

Un mot pour la fin ?

Kimbé réd pa moli, sé moli ki rèd : Tiens bon, ne flanche pas, c’est abandonner qui est difficile.

 

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Anais Verspan, Raconte moi TA Guadeloupe

Anais Verspan, Raconte moi TA Guadeloupe

[:fr]Bonjour,

Je suis Anais Verspan, 36 ans, Pointoise à l’origine, je vis entre Paris et la Guadeloupe. Je suis artiste visuelle dont le sujet principal est la Guadeloupe dans ses mès é labitid’ (us et coutumes).

J’ai deux devises :

“Viv’ vi aw pa van nanm aw” (Vis ta vie sans vendre ton âme) de moi-même.                                                                    “kwé san lass” (Croire sans fin) de Lockel.

Origine de ta devise personnelle : Un soir pour le réveillon à la maison, il y avait une grande pancarte où avec des amis, nous avions tous inscrits nos résolutions pour 2006. Il y avait des inscriptions comme “cette année, je relève la lunette des toilettes” ou “j’arrête de simuler au lit”.                                                                                                                  J’ai écris: “Tchip, viv’ vi aw pa van nanm aw” car chaque année on fait des solutions et on ne les tient pas. Quand j’ai créé afroexcentrik (magasin de prêt-à-porter) c’était aussi mon slogan.

 Viv’ vi aw, pa vanm nanm aw 

Sa signification : Quelque soit qui tu es, on est tous différents, mais une chose nous rassemble c’est l’âme, les valeurs, l’amour.Des fois, on l’oublie et on vend très rapidement notre âme, surtout dans cette société où on te vends le bonheur, il faut acheter ceci, être comme ça. Une phrase qui est super simple mais qui est universelle.             C’est aussi une manière de diversifier mes produits. En dehors de mes tableaux, j’ai le souhait de faire des produits dérivés dont le tee-shirt Viv’ vi aw, pa vanm namm aw.

Une odeur, un son, un moment que tu affectionnes au Pays:

Le 1er dimanche de Janvier, le carnaval commence, quand il y a l’odeur de l’encens, tu es encore loin mais tu entend le mas a po qui arrive, il y a l’effervescence, l’excitation, ça c’est magique.

Quels sont tes plats préférés ?

Le calalou de mon papa, le migan (de fruits à pain) de ma mamie et le poisson frit de ma maman.                             

Le calalou de papa, c’est magique.  Toute la journée, je m’assois et je mange du crabe.  Il en congèle pour moi. Quelque soit le moment de l’année, quand je rentre au Pays, j’ai du calalou qui m’attend.

Le migan de ma grand mère, pour moi c’est une richesse, la cuisine c’est un patrimoine culturel dans ma famille. Je sais le faire comme elle, elle le fait. C’est l’amour de ma grand mère, j’ai une relation particulière avec le goût et le goût me rappelle un tas de trucs, et je me sens bien.

Le poisson frit, le lambi de ma maman, c’est tip top.

 Ah le calalou de mon papa, c’est magique ! 

Tes lieux préférés:

Un seul lieu me viens, c’est la pointe des châteaux.  C’est un lieu très fort en terme d’énergie je trouve, d’une manière tellurique, chaque fois que j’y vais, je me ressource. C’est comme si la mer me nettoyais.                      Comme c’est la mer atlantique, elle est forte, elle te ramène à toi en tant qu’homme, tu es petit donc calme toi, (rires). Le fait d’avoir la croix en plus, c’est beau. Si je passe les fêtes de fin d’année en Guadeloupe, le 1er janvier j’y vais pour me nettoyer, c’est aussi un lieu où il y a des souvenirs forts.

pointe des chateaux            crédit photo: Adéola Bambé

A découvrir absolument :

Les excellentes glaces de l’artisan glacier pâtissier de Fabienne Youyoute.

Les bons plans de l’application Food’Île

Une chose insolite à faire :

Faire un « AKA ». Un kout tanbou organisé chez un particulier mais an fait c’est l’essence et l’âme de la Guadeloupe en quelques heures. On appelle cela en Guadeloupe mès é labitid a Gwadloup.

Se faire un tee-shirt peint et signé de l’artiste populaire Joël Nankin à la rue piétonne de Pointe à Pitre et prendre une bonne vibe du gwo ka urbain, c’est une institution lol !

Deux grands artistes Pays: Joël Nankin (en noir) et Dominik Coco, chanteur, crédit photo: HappyMan photography

Un artiste à connaître absolument:

JORGE ROVELAS dans son atelier qui est sa maison pour le personnage atypique qu’il est, son savoir-faire et sa passion pour la matière et l’Homme.

Un(e) Guadeloupéen(ne) que tu apprécies ?                              Döry (Dörysélèsprika) pour sa vision de la langue matricielle des Guadeloupéens, le créole. Elle joue avec ses images, son histoire et la modernise artistiquement.

Une expression, un proverbe, un créolisme que tu aimes :      « La vi sé on fanm fòl » la vie est une femme folle. Je rajouterais an pli fòl ki-y !!!! je suis plus folle qu’elle !

 

 Je trouve que nous sommes des gens heureux, d’amour, n’en doutons pas. 

Qu’est ce qui te rend fière d’être Guadeloupéenne ?

TOUT !

Ce sentiment nationaliste, peut-être un fantasme pour certain mais tellement palpable, ancré, qu’il définit le « NOU » guadeloupéen !  Par rapport à notre histoire , je trouve que nous sommes des gens qui nous nous accrochons à la vie, des gens heureux, des gens d’amour.  Il ne faut pas douter de ça ; malgré certaines mutations de la société Guadeloupéenne.

Un plaisir que tu ne peux vivre qu’en Guadeloupe :

Le Carnaval, il y en a pas deux comme celui de Guadeloupe.                                                                                                Pour les groupes à po par exemple, il y a tout un process à respecter pour vivre réellement l’expérience du màs. Je trouve ça immense. De part, l’origine même du carnaval, il canalise la population.

Notre carnaval est puissant, pour moi, il régénère le peuple.

Je suis tellement fière de mon peuple, c’est là où tu vois des chorégraphes, scénographes, de plus en plus de décors immenses. Chaque année je vois l’évolution et pourtant je suis plutôt màs à po.                                         L’organisation est démente chaque année. J’aimerais qu’on crée beaucoup plus de métier autour de cela. Créer un musée du carnaval, il y a les énergies pour le faire. Il faut que ce soit comme une économie au Brésil.

La première année où je suis arrivée à Paris, je n’ai pas pu rentrer pour le carnaval, et bien chaque dimanche j’ai pleuré.

 

 

 

Et  si vous viviez notre si beau carnaval de l’intérieur? Découvrez ce que Créole Trip vous propose.

Si la Guadeloupe d’Anaïs vous a plu, partagez l’article, 😉 et retrouvez d’autres déclarations d’amouuur pour la Guadeloupe sur le blog !

 

 

 

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De Marie-Galante aux Etats-Unis : Mairé de RelayShopUSA

De Marie-Galante aux Etats-Unis : Mairé de RelayShopUSA

Mairé de Relay Shop USA

Chaque mois, on part à la découverte d’un Guadeloupéen inspirant… car la Guadeloupe a du talent!

Aujourd’hui, on découvre une jeune femme passionnée pour l’humain, généreuse, entreprenante et très attachée à son île.

Elle n’a pas hésité à aider une parfaite inconnue, juste parce qu’elle avait une super idée d’entreprise et que c’est une compatriote. (L’inconnue c’est moi 😉 )

C’est génial de pouvoir rencontrer des Guadeloupéens solidaires donc merci beaucoup Mairé !

 

Bonjour, Mairé, peux-tu te présenter ? 

Hello! Je m’appelle Mairé, j’ai 33 ans, je vis à Atlanta mais suis originaire de Marie-Galante.

Mes deux devises dans la vie:

  • traitez les autres comme vous aimeriez être traité(e) vous-même
  • toujours se mettre à la place de l’autre avant de juger son action

Je suis passionnée par le travail social auprès des jeunes, domaine dans lequel j’ai étudié et travaillé pendant de nombreuses années.

Je travaille actuellement à Relay Shop USA, une plateforme de réexpédition de colis des USA vers l’International, que j’ai monté fin 2013.  

1) Pourquoi avoir créé Relay Shop USA ?

Je n’ai jamais eu “l’idée” de commencer un business. C’est plutôt l’opportunité que j’ai vu et saisi lorsqu’elle s’est présentée. Quand j’ai emménagé aux USA, je me suis rendu compte que beaucoup de monde désirait acheter là bas.  Au départ j’ai donc commencé par faire de la vente via Facebook. Suite à la demande des clients, le service s’est vite transformé en réexpédition de colis, car ils préféraient chercher les aubaines et acheter leurs articles eux-mêmes sur les sites qui ne livraient pas chez eux.

« Avoir un business pour proposer un stage ou du travail à des jeunes Guadeloupéens ici et apprendre l’anglais serait juste parfait. »

2) Est-ce que ça te manque de bosser dans le social ?

Oui, le social me manque ÉNORMÉMENT! Je ne travaille plus directement dans le milieu, par contre, j’essaie de stabiliser le plus possible le business afin de pouvoir justement y incorporer du travail social. 

Mon objectif de départ est de pouvoir utiliser cette structure pour faire venir des jeunes de Guadeloupe ici en échange, afin qu’ils côtoient des jeunes américains et vice-versa. Avoir RelayShop pourra beaucoup aider, car ici, on a pas d’aide comme en France pour monter des organismes. De ce fait, avoir un business pour embaucher des jeunes américains qui ont du mal à trouver un emploi, puis avoir des jeunes Guadeloupéens qui peuvent venir faire un stage ou travailler ici et apprendre l’anglais et vivre cette expérience, serait juste parfait.

3) Ta plus grande satisfaction et ton plus grand challenge depuis que tu es entrepreneure ?

Mon Plus grand challenge: J’ai opté pour du bootstrapping (aucune levée de fond, pas de prêt ou d’investisseur). J’ai donc dû tout faire moi-même de A à Z pendant les 2 premières années car je n’avais pas assez de fonds pour embaucher des employés. Je me suis retrouvée à travailler 7j/7 de 8h du matin à minuit le soir.. pendant 2 ans!! (d’en parler maintenant je n’y crois même pas); moi qui adore voyager, aucun moyen de pouvoir partir en vacances, pas même un weekend off! Sans mentir, j’ai versé énormément de larmes dans le garage où j’ai commencé Relay Shop…  Déballer autant d’énergie, de stress physique et mental, et tous ces sacrifices, c’est quelque chose d’épouvantable, et de l’avoir vécu, j’ai maintenant énormément de respect pour tous les entrepreneurs, toutes personnes mettant en place leur projet et surtout pour les mamans! Car au final, même si c’était dur, j’ai bien l’impression qu’un business n’est rien comparé à un enfant 🙂

***

Ma plus grande reconnaissance: je suis extrêmement reconnaissante en ce qui concerne les personnes qui travaillent avec moi. J’ai pu trouver des employés extraordinaires! Ils sont travailleurs, honnêtes et impliqués. Et ce sont tous des jeunes qui avaient du mal à trouver un emploi stable, donc cela me fait doublement plaisir.  

4) Tu as vécu à Londres, Montréal et maintenant Atlanta. Qu’est ce qui t’a plu dans chacune de ces villes et/ ou pays ? 

J’ai d’abord vécu à Montréal pendant 8 ans. C’est la ville où j’ai été étudié après mon bac donc bien sur, celle-ci porte une place importante dans ma vie. C’est aussi la ville où j’ai commencé à travailler dans le social ce qui a été capital dans ma façon de voir les choses et de traiter les autres, car le Québec est très avancé en réduction des méfaits, approche humaniste qui prône le respect des choix de l’autre, la tolérance et la patience envers l’autre.

A Londres, j’ai énormément apprécié mon milieu de travail, j’ai ressenti beaucoup de respect de mes compétences là-bas. Et le fait de voir énormément de cultures différentes, j’ai carrément adoré!  

Atlanta, c’est très diffèrent. C’est une ville extrêmement calme et relax comparée à Londres et Montréal. Mais les gens, la culture du Sud, leur politesse, simplicité et gentillesse m’ont tout de suite conquise! En gros, j’aime Atlanta surtout pour les gens qui y habitent, et aussi parcequ’il fait chaud lol!  

5) As tu rencontré des challenges pour t’intégrer aux USA ?

Bien sur! Déjà pour commencer, mon anglais était très basique, et le pire c’est que je me suis installée à Atlanta, ce qui était doublement difficile pour moi car je ne comprenais RIEN DU TOUT quand les gens me parlaient. L’accent du Sud est très particulier.

Ensuite, les approches dans le social ici sont totalement différentes, surtout dans les états du Sud comme la Georgie. Ils prônent l’abstinence, et sont anti-approches réduction des méfaits. Bref… le contraire de ma façon de voir les choses. Ce fut une adaptation assez difficile, et j’ai compris très vite que si je voulais aider à ma manière, il faudrait que je le fasse moi-même.

6) Pour toi, les vacances idéales ?

Découvrir un nouveau pays où les gens ne parlent pas ma langue.

7) Un voyage mémorable ?

Atlanta!!  A la base j’étais partie en vacances à Atlanta pour 3 semaines. Une installation définitive n’était pas du tout prévue, mais j’ai vécu tellement de belles aventures et j’y ai rencontré tellement de gens extraordinaires, que j’y suis encore.

9) Que peut on te souhaiter pour la suite ?

L’Afrique ou l’Amérique du Sud! Mais la terre mère sera probablement ma prochaine destination. Il me faut pouvoir absolument aller vivre quelques années ou peut être même le reste de mes jours dans au moins un pays d’Afrique. Le continent est immense donc, j’aurais de quoi explorer 🙂


Je vous avais dit qu’elle était super ! Mairé nous raconte sa Guadeloupe ici et ça vaut le détour.

Des envies de shopping aux USA? C‘est  

 

Envie de sortir des sentiers battus? Découvrez les activités insolites de Créole trip!

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Stevy Mahy, raconte moi TA Guadeloupe

Stevy Mahy, raconte moi TA Guadeloupe

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Une odeur, un son, un moment que tu affectionnes au Pays:

J’aime l’odeur des feuillages la nuit. Quand tu as un jardin créole avec de la citronnelle, du gros thym, doliprane, que tu y passes tu as une odeur comme les bains de feuillages qu’on donnait aux enfants à l’époque.

J’aime aussi le dimanche matin, l’odeur et le bruit des cocotes minutes, un tchui chui chui. Pour moi c’est les Antilles.

J’ai passé quelques mois à New york dans une famille haïtienne. C’était très rassurant psychologiquement, d’entendre ce bruit le dimanche. Je me suis sentie chez moi, c’était très familier de la voir faire ses pois rouges et sentir ces même odeurs, savoir qu’on est dimanche et que c’est normal. Ça me ramène directement en Guadeloupe.

 Quels sont tes plats préférés ?

J’aime les dombrés, le riz-pois rouges avec poule roussie, pour moi c’est le must. Ça et un gratin de bananes jaunes.

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 Tes lieux préférés:

La plage de Malendure particulièrement avant 10h, car il y a peu de monde. A 9h quand tu es dans l’eau, que tu regardes l’îlet pigeon, c’est juste magnifique. On a de très belles plages et celle de Port louis est pas mal aussi.

Bizarrement, j’adore déambuler dans les rues de Pointe à pitre… le dimanche.

Il n’y a rien, personne à part quelques pèlerins sur la place de la victoire. J’ai grandie, en partie, dans cette ville. J’adore Pointe à pitre, je ne peux pas l’expliquer. J’adore son coté crade mais le dimanche, car il n’y a personne. J’ai l’impression que le temps s’arrête, voir même de revenir des décennies en arrière.

J’aime l’ambivalence de cette ville. Pointe à Pitre me fait penser à moi. Elle peut être très speed, très brouhaha et d’un coup tout s’arrête. Pour moi c’est une femme, elle est débrouillarde, elle fait ce qu’elle a à faire avec toutes les communautés. Elle arrivent à les gérer comme elle peut. Il y a juste le samedi après midi et le dimanche où elle dit maintenant foutez moi la paix. Je suis en introspection, revenez lundi.

C’est très moi, je trouve.

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 A découvrir absolument :

Pour ceux qui sortent de l’étranger, le restaurant An ba tôl la. A chaque fois que j’y vais je mange bien, il n’y a pas de chichis. Je pense qu’un des atouts de la Guadeloupe est son authenticité. Je trouve que les Guadeloupéens sont sans embages. Je trouve que c’est intéressant que le concept différent soit un non concept, un endroit qui ne paie pas de mine mais où c’est bon.

Un(e) Guadeloupéen(ne) que tu apprécies ?

portrait créole trip stevy mahy

Maryse condé. J’admire son parcours, sa liberté, son écriture. Il y a une décomplexion qui à son âge, est déconcertante. J’aime sa recherche dans l’exil, je me retrouve dedans ; J’aime l’idée qu’elle ait été ici et ailleurs. Pour voir, se retrouver et revenir au point d’ancrage. C’est mon modèle de femme guadeloupéenne.

Même si je ne m’attarde pas sur ses idées politiques, je trouve que Lucette Michaux Chevry est la 1ére femme qui m’a donné l’impression qu’on pouvait faire ce qu’on voulait. Une femme de poigne dans un milieu d’hommes, qui a tout fait dans son corps de métier. Finalement, on a beaucoup d’exemple de femmes fortes guadeloupéennes, on en parle pas assez.

Pour revenir à Maryse Condé, on a l’impression qu’elle n’est pas assez valorisée par son île, comme un désamour ?

Désamour, je ne suis pas certaine. Ce que je sais, c’est que la démonstration d’amour en Guadeloupe est assez spécifique. Je pense que le guadeloupéen a un côté, tout le monde est un peu pareil . Même si je suis content que tu nous représentes en parallèle, je ne te glorifierai pas plus que mon voisin. Ça ne veux pas dire que je t’aime moins. Ça peut être déroutant quand on met en exergue le retour que Maryse Condé a quand elle est aux Etats-Unis par exemple.

Je pense que le travail est valorisée mais la démonstration n’est pas la même qu’ailleurs.

Quand je suis en Guadeloupe par ex, les gens m’interpellent comme une voisine, pas comme une chanteuse. Je pense que la plus grande preuve d’amour c’est justement ça, qu’il n’y a pas la sensation d’une différence et que tu fais partie d’une même famille.

Un artiste à connaître absolument:

Stéphanie Mélyon Rénette aka Nefta Poetri, c’est mon coup de cœur. J’aime l’idée qu’elle soit féministe, quelle représente le festival Cris de femmes dans l’hexagne et aux Antilles. Elle est danseuse, poète, sociologue, professeure, écrivaine, conférencière. Il y a une certaine discrétion par rapport à ce qu’elle fait, une vraie intelligence dans ses analyses. Elle aurait pu se contenter d’être sociologue ou conférencière mais qu’elle danse, slame etc… je trouve qu’elle est un personnage intéressant.

Une expression, un proverbe, un créolisme que tu aimes :

C’est séske je te disais.

Ta conception du Siwotaj en Guadeloupe ?

La plage de Sainte Anne la nuit avec des amis. C’est éclairé, il y a peu de gens, et c’est un peu improbable : des familles avec leurs enfants à 21h . Tu te demandes ce qu’ils font là avec leurs tables, leurs plats ( rires).

En Guadeloupe, on a cette qualité de vie, la possibilité de déconnecter assez vite.

Aller dans un pays,où la nuit tu peux décider de prendre ta voiture, et d’aller à Sainte-Anne et de passer un bon moment , avec des gens que tu aimes, c’est top.

L’eau est chaude, tu vois les étoiles. On a l’impression d’être dans un bain grandeur nature.

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Qu’est ce qui te rend fière d’être Guadeloupéenne:

Je suis fière d’être guadeloupéenne car je suis fière de ce qu’on est. Nous sommes une société très jeune et on a les prétentions de sociétés très anciennes. Les gens oublient souvent ça, en critiquant le guadeloupéen mais on oublie qu’on s’est construit il y a peu de temps finalement.

J’ai beaucoup d’indulgence envers nous. Les guadeloupéens sont ce qu’ils sont avec les moyens qu’ils ont. Je suis extrêmement fière du fait qu’on essaie de se dépatouiller sachant qu’un point de vue traumatisme, ce n’est pas facile. Nous sommes surtout des traumatisés qui n’ont pas été diagnostiqués et qui n’ont pas eu de traitement adéquat. Car on en parle pas, les bourreaux ne se disent pas bourreaux, idem pour les victimes donc les traumatismes ne sont jamais guéris.

Malgré ça, on fait avec les moyens qu’on a , ça peut être la religion, l’art, on est très prolifique, la revendication des fois à outrances parfois, le passéisme dans le sens où on glorifie les anciens héro ; la mulâtresse solitude par exemple mais on ne parle pas de Gerty Archimède qui est une figure historique plus récente.

On fait comme on peut mais je trouve qu’on fait bien.

Pour un peuple qui a été nourri de sang, de violence extrême, on n’est pas si violent que ça malgré ce qu’on dit en ce moment sur la violence . On arrive quand même plus ou moins à contenir ça, on aurait vraiment pu être pire que ça.

Je suis fière d’être une afro-descendante, parce que je suis extrêmement fière d’avoir eu des ancêtres, qui malgré l’esclavage, on fait de moi ce que je suis. Certains voient cela comme une honte, moi non. Car pour résister à l’esclavage, il faut être mentalement très fort. Je suis fière d’avoir des ancêtres comme ça.

Un mot pour la fin ?
J’ai beaucoup conscience de la mort donc de …la vie. Arrêtons de calculer, d’avoir peur, vivons surtout à l’heure actuelle.

Envie d’être en tête à tête avec Stevy Mahy?  C’est par içi. Et c’est très inspirant!

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